Séminaire annuel

En route pour 2028!

· Carnet de bord,Actualités

Chaque année, toute l’équipe disparaît du Bocage pour une destination secrète… Deux jours dans un univers parallèle, pour un petit arrêt sur image. On appuie sur pause et on regarde. Les réussites de l’année précédente, les loupés (ah oui “les leçons”) et les projections pour la suite.

Vous résumer 2 jours d’échanges serait un exercice périlleux donc prenons l’exercice à l’envers. Si on devait pointer 3 discussions qui ont des chances de vous intéresser, quelles seraient-elles? On aurait très certainement une discussion un peu intime, un gros enjeu du moment (bah oui, on aime tous jeter un oeil derrière le rideau…). On aurait probablement une discussion prospective, à quoi ressemble demain (”faites-moi rêver!”). Et enfin, on aurait peut-être une discussion de fond (le truc qui fait un peu cogiter dans tout ça).

Alors allons-y, c’est parti!

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1/ Notre grande question du moment : comment identifier nos clients rêvés?

Si vous avez déjà répondu à des marchés publics, vous connaissez bien ce sentiment de frustration profonde d’avoir passé une semaine entière sur une proposition, mobilisé plusieurs personnes de votre équipe et dans certains cas des partenaires, pour finir par recevoir un classement où vous apparaissez 2e, 13e (difficile à dire lequel est le plus rageant…) ou enième! Rien de pire pour se démotiver.

Donc on s’est posé une question toute simple : à quoi ça ressemble pour nous quand les choses sont simples, fluides et agréables? Et la réponse est toute simple : on a été recommandé. On passe toujours les marchés publics ou les consultations mais il y a un truc en plus, une connexion humaine qui joue un rôle clef à un moment ou un autre. Bien évidemment, aucune surprise là-dedans, on fonctionne comme ça avec un artisan, pourquoi pas avec un bureau d’étude? Donc oui, c’est frustrant à chaque fois qu’on arrive pas premier et que justement, un autre a eu la petite reco de plus qui a fait la différence. Mais soyons honnêtes, la confiance ne s’estime pas dans un tableur excel.

Notre conclusion à ce sujet : sauf exception qui confirmera la règle, nous ne ciblerons que des clients avec qui nous aurons réussi à établir un premier relationnel. La logique est double : (i) ils nous connaissent un minimum (une discussion de 30 min en dit souvent beaucoup plus sur vous qu’un dossier de 20 pages) ; et (ii) on les connaît en retour (on réduit le risque de mauvaise surprise de notre côté aussi). En fin de compte, la confiance initiale rend service à tout le monde donc autant allouer son temps à créer cette confiance par des activités plus utiles et agréables que de monter des dossiers qui s’empileront sur les mauvais bureaux.

Atelier

2/ La Coop en 2028

Jusqu’à présent, la Coop était structurée en deux pôles d’activité : le pôle expérimentation (au sein duquel nous portons des projets dédiés dans l’Orne, comme la CLAF ou QQMDB) ; et le pôle accompagnement (au sein duquel nous accompagnons des collectivités comme Cherbourg, Port-Brillet ou Chambéry). Le premier pôle nous permet de tester de nouvelles idées et d’être en apprentissage continu, le second nous permet de transmettre ces apprentissages à des acteurs souhaitant monter des projets similaires.

Toutefois, il nous semblait manquer un trait d’union entre les deux. Les accompagnements sont pertinents pour les acteurs ayant besoin de soutien structuré et prolongé. Mais parfois, on a juste besoin de se retrouver ave des pairs, se sentir connecté à une dynamique collective ou simplement recevoir un avis ponctuel sur un sujet ciblé. C’est la force des communautés de pratique. Bien pensées et animées, elles apportent à la fois cette énergie collective, ce réseau de pairs et ce pool d’expertise nécessaires pour s’inspirer, se motiver et avancer dans ses projets.

La Coop en 2028, c’est donc 3 pôles d’activité inter-connectés (les activités de l’un alimentent les activités des deux autres) avec au coeur du réacteur un pôle communautés qui animent un réseau d’alliés institutionnels (agents de collectivités, élus, services de l’Etat, etc.) et de porteurs de projet sur les territoires (des individus ou collectifs oeuvrant au service de leur bassin de vie).

Notre hypothèse de travail : un réseau de territoires qui expérimentent et apprennent les uns des autres ; connectés à travers des communautés de pratique ; et soutenus sur la durée par des parcours d’accompagnement adaptés à chaque contexte.

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3/ Les valeurs de la Coop

Ahhh ce gros mot “valeurs”. Nous sommes une entreprise “bienveillante”, “respectueuse de l’environnement”, “innovante”, “agile”, avec un “fort esprit d’équipe”. Bon, une fois qu’on a dit ça, on n’a pas dit grand-chose…

A quoi sert cet exercice? Pour nous, il sert à formuler clairement à nos collaborateurs-rices, nos clients et nos partenaires comment nous fonctionnons. Et notre fonctionnement, notre façon de faire, nos méthodes ne conviennent pas à tout le monde, donc autant le poser honnêtement pour éviter les mésententes voire les incompréhensions délicates à gérer pour les parties concernées. Donc on s’est posé et voilà les quelques valeurs autour desquelles l’équipe se retrouve aujourd’hui

1. La liberté individuelle au service du commun : chacun-e est libre de s’organiser comme il/elle le souhaite tant que le cadre collectif et la fiche de poste sont respectés et que les actions entreprises servent l’intention collective. Nous aspirons à une liberté et responsabilité individuelle à laquelle nous pouvons chacun(e) faire confiance.

Au sein de la Coop, il n’y a aucun lien de subordination (”tu dois faire ci ou ça”) et chaque salarié-e est libre d’organiser son temps et son travail comme il ou elle l’entend. La contrepartie bien sûr, c’est l’attente de résultats et le respect du cadre collectif. En bref, la liberté individuelle est proportionnelle à la responsabilité prise par chacun-e. Les deux faces d’une même pièce. Ca n’est pas pour tout le monde : certaines personnes ont besoin de beaucoup de cadre, d’autres ont besoin de positions hiérarchiques et d’autres encore se perdraient avec autant de liberté. Mais nous n’imaginons pas travailler autrement.

2. Exigence et adaptation : Nous partageons une exigence envers nous-mêmes et les uns avec les autres quant à la qualité du travail et la fiabilité des engagements pris. Nous partageons un effort réel à l’adaptation à des contextes, contraintes et besoins mouvants.

Nous nous retrouvons au sein de cette même organisation pour accomplir de belles choses ensemble. Ca implique un haut degré d’attente quant aux efforts à fournir pour offrir aux autres le meilleur de soi-même. A nouveau, une contrepartie existe : la vie est chaotique, mouvante et imprévisible. Personne ne peut être au meilleur de ses capacités en permanence. Cette exigence individuelle doit venir avec une capacité collective d’adaptation face à l’imprévisible.

3. Authenticité et légerté : Chacun(e) est invité à venir comme il/elle est, dans le respect des autres et du projet collectif. Nous invitons chacun(e), et surtout nous-mêmes, à faire preuve de courage pour dire les choses, même quand elles sont difficiles à exprimer et à accueillir. Nous invitons chacun(e) à cultiver au quotidien un esprit de légèreté et de jovialité.

Nous travaillons avec des personnes plutôt que des collègues. D’ailleurs, il manque une sémantique pour qualifier nos relations, à mi-chemin entre l’amitié et la relation professionnelle. Les émotions et les discussions difficiles ne doivent pas être cachées ou évitées, elles sont les bienvenues sur le lieu de travail. Les discussions difficiles sont d’ailleurs fortement encouragées : le tapis des non-dits pourri fortement avec le temps, un ménage régulier permet un environnement sain. Et sans injonction à la bonne humeur, mais nous aimons penser que nous créons ce cadre collectif pour le remplir de moments joyeux 😊

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